Une voyageuse voilée, obligée d’enlever son Hijab dans l’aéroport international de Rome, dénonce une discrimination religieuse (vidéo)

Elle savait pertinemment que cela n’arrivait pas qu’aux autres, mais elle était loin d’imaginer, cependant, que son voile lui vaudrait à ce point la farouche hostilité du personnel de sécurité de l’aéroport international de Rome Ciampino, au cours d’un dimanche dont elle gardera un souvenir cuisant.

Aghnia Adzkia, une jeune femme indonésienne qui s’apprêtait à s’envoler pour Londres, ne s’attendait pas à un comité d’accueil aussi acrimonieux à son égard, exigeant sans ménagement qu’elle retire son voile pour vérifier qu’elle n’était pas une terroriste en puissance. Telle était la condition sine qua non pour qu’elle soit autorisée à prendre place à bord de l’avion.

Son seul tort ? Avoir fait sonner le détecteur de métaux à son passage. Un incident qui a eu le don de mettre les nerfs à vif des agents de sécurité italiens, transformés dès lors en véritables cerbères, notamment une femme (photo ci-dessus), laquelle, toutes griffes dehors comme peuvent l’être les pasionarias du féminisme occidental, s’est littéralement déchaînée contre elle.
Refusant d’obtempérer malgré l’angoisse qui la gagnait, Aghnia Adzkia, stupéfaite d’avoir déclenché la sonnerie du détecteur de métaux, s’est efforcée de rester stoïque face une adversité en plein excès de zèle. Elle aussi a eu une exigence, mais des plus légitimes : qu’on lui présente le texte de loi l’obligeant à se dévoiler pour voyager, en bafouant au passage une de ses libertés individuelles essentielles et inaliénables.

« Je n’étais pas prête à leur faire confiance. Ma seule demande était qu’ils m’apportent la preuve juridique les autorisant à me dévoiler sous la contrainte, alors que je n’avais commis aucune faute, aucun délit. C’est une question de dignité humaine et de respect de mes droits fondamentaux », a relaté la jeune femme, encore très affectée par son escale italienne éprouvante, en faisant observer que dans d’autres aéroports, les agents de sécurité se contentent de palper le bas des voiles.

Mais le pire était à venir, lorsque la femme, agent de sécurité de l’aéroport, a foncé droit sur elle, le regard noir, pour lui montrer un document écrit en italien. S’opposant obstinément à ce que l’amie d’Aghnia Adzkia, une italophone distinguée, traduise le texte en anglais, la furie en uniforme a exercé une terrible pression sur elle pour qu’elle enlève son hijab, se perdant en invectives devant sa capacité à lui faire face sans faiblir.

« Vous pouvez cacher des explosifs dans votre foulard. Vous n’êtes pas sûre à nos yeux ! », s’est-elle mise à hurler (voir vidéo ci-dessous), espérant tétaniser la malheureuse Aghnia Adzkia et accroître sa mortification publique.

Préférant battre en retraite devant cet acharnement à son encontre, la jeune femme a finalement pris un autre vol dans l’autre aéroport de Rome, Leonardo da Vinci-Fiumicino. Là encore, elle n’a pas échappé au dévoilement obligatoire afin de s’assurer, aussi incroyable que cela puisse paraître, qu’aucune bombe n’était dissimulée dans les plis de son hijab…

Aghnia Adzkia, à bout de forces, s’est exécutée cette fois-ci, mais au moment de retirer son voile à l’abri des regards, elle a aperçu deux nonnes en train de contourner le poste de contrôle sans, manifestement, que l’on ait exigé d’elles ce qui lui avait été imposé si violemment. Ce qui l’a confortée dans son intime conviction : elle a bel et bien subi une discrimination religieuse flagrante.
Un extrait de la scène de sa confrontation brutale avec la furie en uniforme de l’aéroport de Rome, filmée par son amie italophone qui l’avait accompagnée.

Source : oumma.com